Document sans nomMême si les turcs ont coupé les arbres de notre nation, nos racines, elles, puisent toujours les ressources nécessaires à notre existence en Arménie.
Comme chaque année, on a pu assister dans le monde aux manifestations -hostiles et pacifiques- de milliards d’Arméniens dans le but d’honorer, de commémorer les victimes du génocide des Arméniens. Commémoration ? Oui, car c’est de cela dont il est question. Enfin, c’est ce qui devrait normalement occuper les esprits en ce jour…
Je précise que je ne suis pas contre une certaine expression d’envies de justice et/ou de vengeance envers le peuple turc (qui, rappelons-nous est toujours coupable de la poursuite du génocide). Mais pourquoi en ce jour ? Ce jour qui est si tragique, ce jour pendant lequel nous devons honorer nos aïeux qui sont tombés à Kharberd (et par symbolisme, qui sont tombés dans les années qui suivirent)… N’avez-vous donc pas le sentiment de consacrer plus de paroles et de pensées aux bourreaux qu’à nos martyrs ?
C’est ce que vous faîtes malheureusement, vous qui brûlez des drapeaux, manifestez en masses devant les ambassades, appelez à la haine.
En vérité, vous avez oublié. Oui, vous avez oublié le véritable sens d’une commémoration. Vous avez également oublié de faire couler les larmes sur vos joues, en mémoire de nos anciens. Vous avez enfin oublié l’essentiel, la prière : avez-vous seulement allumé une bougie ?
Cette journée n’est pas une journée de fierté mais un moment de recueil.
Il est vrai je l’admets, qu’il est plus ardu de consacrer une pensée unique à nos martyrs lorsque l’on n’est pas descendant de ceux-ci. C’est d’ailleurs le seul argument qui me vient à l’esprit lorsque je vous vois agir de la sorte. Pour les autres, les descendants des victimes du génocide, vous n’avez aucune excuse et votre geste est tout aussi impardonnable.
Vous n’honorez aucunement vos grands-pères et vos grands-mères qui sont tombés sous le joug turc. Bien au contraire, vous les tuez une deuxième fois en supprimant leur commémoration au vue d’une pensée anti-turque !
Alors je vous pose ces deux questions : les turcs méritent-ils vraiment que le 24 avril leur soit entièrement consacrée ? Et plus encore, nos aïeux méritent-ils qu’on ne parle que de leurs bourreaux ? Nous avons toute l’année pour réclamer justice et réparations ! Malheureusement, vous n’avez pas autant de vigueur les autres jours de l’année… J’aurais presque envie de dire qu’avec vous, les turcs n’ont de souci à se faire que le 24 avril…
J’écris cet article dans le but de faire -un peu- changer les mentalités. Mais j’avoue, je n’ai que très peu d’espoir.
Je vous fais aujourd’hui partager des vidéos de danses traditionnelles arméniennes
C’est encore une demande d’une lectrice qui est à l’origine de cet article
J’espère ainsi que ces vidéos vous satisferont !
Un très beau kotchari qui nous vient des Pays-bas :
Un extrait de danse (pert par) par le groupe de danse Naïri en Argentine :
Danse par le groupe Gevorkian, sur la musique Artashat :
Danse Yarkhushta :
Groupe de danse Kilikia (Cilicie) à Garin (« erzerum ») :
Je ferais d’autres articles avec des vidéos prochainement, accompagnés de textes exposant les différentes danses traditionnelles arméniennes.
A la demande d’une de mes lectrices, je vous transmets l’hymne de la République d’Arménie ainsi que son autre version.
Je profite de l’occasion pour vous dire que je lis toutes vos nombreuses lettres, vos nombreux mots que je reçois. Si vous avez des propositions, des conseils, des envies, n’hésitez pas à m’en faire part, je réponds toujours
Hymne officiel de la République d’Arménie
Մեր Հայրենիք
Մեր Հայրենիք, ազատ, անկախ
Որ ապրէլ է դարէ դար
Իւր որդիքը արդ կանչում է
Ազատ, անկախ Հայաստան:
Ահա՝ եղբայր, քեզ մի դրոշ,
Որ իմ ձեռքով գործեցի
Գիշերները ես քուն չեղայ,
Արտասուքով լուացի:
Նայիր նրան երեք գոյնով,
Նուիրական մէր նշան,
Թող փողփողի թշնամու դէմ,
Թող միշտ պանծայ Հայաստան:
Ամենայն տեղ մահը մի է
Մարդ մի անգամ պիտ՚ մեռնի,
Բայց երանի՚ որ իւր ազգի
Ազատութեան կը զոհուի:
Notre Patrie
Notre Patrie, libre et indépendante,
Qui a vécu de siècle en siècle,
Ses enfants l’appellent aujourd’hui,
Arménie libre et indépendante.
Voici, frère, un drapeau pour toi,
Que j’ai fait de mes mains
Les nuits où je ne dormais pas,
Je l’ai lavé de mes larmes.
Regarde-le, tricolore,
Notre symbole sacré,
Qu’il flamboie face à l’ennemi,
Que l’Arménie soit toujours glorieuse.
La mort est la partout la même,
Chacun ne meurt qu’une fois,
Mais bienheureux est celui
Qui est sacrifié pour la liberté de sa Patrie.
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Ancienne version de l’hymne
Մեր Հայրենիք
Մեր Հայրենիք, ազատ, անկախ,
Մեր թշնամեաց ոտնակոխ,
Իւր որդիքը արդ կանչում է,
Հանել իւր վրէժ, քէն ու ոխ :
Մեր հայրենիք շղթաներով,
Այնքան տարի կապկապուած,
Իւր քաջ որդւոց սուրբ արիւնով,
Պիտի լինի ազատուած :
Ահա՛, եղբայր, քեզ մի դրոշ,
Որ իմ ձեռքով գործեցի,
Գիշերները ես քուն չեղայ,
Արտասուքով լուացի։
Նայի'ր նրան, երեք գոյնով՝
Նուիրական սուրբ նշան,
Թո՛ղ փողփողի թշնամու դէմ,
Թո՛ղ կործանի Տաճկաստան (Ռուսաստան):
Ամենայն տեղ մահը մի է,
Մարդ մի անգամ պիտ մեռնէ.
Բայց երանի՜, որ իւր ազգի
Ազատութեան կը զոհուի:
Notre Patrie
Notre Patrie, libre et indépendante,
Foulée au pied par nos ennemis,
Ses enfants l’appellent aujourd’hui,
A prendre sa vengeance, sa rancune, sa haine.
Notre Patrie avec ses chaînes,
Attachée durant tant d’années,
Avec le sang saint de chacun de ses fils courageux,
Va exister libérée.
Voici, frère, un drapeau pour toi,
Que j’ai fait de mes mains
Les nuits où je ne dormais pas,
Je l’ai lavé de mes larmes.
Regarde-le, tricolore,
Notre symbole sacré,
Qu’il flamboie face à l’ennemi,
Qu’il ruine le Tatjakstan (les turcs), la Russie.
La mort est la partout la même,
Chacun ne meurt qu’une fois,
Mais bienheureux est celui
Qui est sacrifié pour la liberté de sa Patrie.